Sourcing IA avec Claude et Leonar : un workflow sous contrôle
Utilisez Claude pour sourcer et qualifier des candidats via le MCP Leonar : pourquoi les bots de navigateur échouent, et où LinkedIn Recruiter garde sa place.
Oui, vous pouvez utiliser Claude pour sourcer des candidats. Mais sans doute pas de la façon que vous avez essayée en premier.
La plupart des gens branchent Claude sur un navigateur et le laissent cliquer dans une interface, souvent celle de LinkedIn Recruiter. En démo, ça paraît malin. Pour du vrai sourcing, ça se casse la figure très vite, et ce n’est pas un usage prévu par LinkedIn. La méthode plus propre consiste à donner à Claude un outil structuré, branché sur une base de candidats que vous avez le droit d’interroger, puis à le laisser faire ce qu’il sait vraiment bien faire : raisonner sur des profils.
Ce guide décortique les deux méthodes. Vous verrez pourquoi l’approche évidente échoue, et comment mettre en place la méthode fiable, étape par étape, avec les prompts qu’un recruteur taperait réellement.
Pourquoi les recruteurs veulent Claude dans leur sourcing
Le sourcing, c’est la partie du recrutement qui prend le plus de temps pour le moins de valeur quand elle est faite à la main. Vous réglez des filtres, vous parcourez des profils, vous relisez encore et encore les mêmes parcours, et vous comparez les expériences une par une. Rien de compliqué là-dedans. C’est juste lent et répétitif.
Claude excelle précisément dans ce type de raisonnement. Il peut lire une fiche, résumer une carrière, expliquer pourquoi une personne correspond à un besoin, et classer une liste de candidats selon vos critères. Demandez-lui de comparer deux ingénieurs et vous obtenez une réponse claire et structurée en quelques secondes.
Il y a une limite honnête, et tous les guides sur Claude pour recruteurs l’admettent. Claude ne peut pas trouver ni juger des candidats à partir de données qu’il ne possède pas. Seul, il n’a ni base de talents ni accès à une plateforme de recrutement. C’est tout l’objet de cet article. Pour comprendre la catégorie plus largement, notre explication de l’agent IA de sourcing détaille le fonctionnement attendu de ces outils.
Le blocage : Claude n’a pas de vivier
Voici le vrai problème en une phrase. L’intelligence est du côté de Claude, mais il lui manque une base de candidats qu’il a le droit d’interroger.
Le premier réflexe est de regarder vers LinkedIn Recruiter, qui reste le vivier principal pour beaucoup d’équipes. Sauf que Recruiter n’offre aucun moyen ouvert pour qu’un assistant externe comme Claude s’y branche et lance des recherches. Ce n’est pas un oubli à corriger, c’est une frontière à respecter. Ce que vous faites dans Recruiter, vous le faites vous-même, depuis votre compte.
Il faut donc donner à Claude un autre terrain de jeu : une base de candidats sous licence, exposée par des actions structurées. C’est là que la méthode change.
La méthode évidente qui casse : donner un navigateur à Claude
La première idée, et la plus répandue, c’est de connecter Claude à un navigateur. Claude regarde l’écran, clique, lit les profils, et essaie d’agir comme un utilisateur humain qui navigue dans l’interface.
L’attrait est facile à comprendre. C’est simple à saisir et simple à tester. En quelques clics, vous lancez une démo et vous regardez Claude naviguer dans une vraie page. Pour une petite démonstration, ça marche.
Là où ça s’effondre pour du vrai sourcing
Poussez la chose vers un vrai volume et les fissures apparaissent vite. Quatre problèmes en particulier.
D’abord, ça consomme énormément de tokens. Claude doit relire l’écran, les pages et les profils, parfois plusieurs fois. Ce qui semble peu coûteux sur deux profils devient cher très vite sur deux cents.
Ensuite, c’est fragile. Une pop-up, un chargement lent, ou un petit changement dans l’interface peut casser toute l’exécution. Vous finissez par surveiller un workflow censé vous faire gagner du temps.
Puis, ça ne passe pas à l’échelle. Pour une poignée de profils, d’accord. Pour construire une vraie shortlist ou lancer une recherche à volume, cliquer sur l’écran est le mauvais modèle.
Enfin, sur un site tiers comme LinkedIn, un bot qui clique à votre place opère hors du contrat d’utilisation de la plateforme, qui peut restreindre votre compte. Si vous avez besoin de sortir des données de Recruiter, tenez-vous-en aux exports natifs de LinkedIn Recruiter.
Donc oui, connecter Claude à un navigateur est facile. Si votre objectif est un sourcing IA fiable, ce n’est pas la méthode propre.
La méthode propre : donner un outil structuré à Claude
La meilleure approche consiste à cesser de demander à Claude de piloter l’écran. Vous lui donnez plutôt accès à un outil structuré.
C’est là qu’intervient Leonar. Il expose un MCP, si bien que Claude peut appeler ses actions directement depuis son propre environnement : interroger la base de candidats sous licence de Leonar, classer les fiches face à un brief et écrire les résultats dans votre CRM. Le MCP, ou Model Context Protocol, est simplement une façon standard pour un assistant d’utiliser les actions d’un outil au lieu de cliquer sur des pixels dans une page.
Concrètement, Claude ne touche jamais une page LinkedIn. Il reçoit votre demande en langage naturel, utilise les actions disponibles via la connexion, et l’outil lance la recherche dans la base sous licence de Leonar. Claude raisonne, l’outil exécute.
Voici comment les deux méthodes se comparent sur ce qui compte vraiment pour le sourcing.
Pour la vue technique complète, notre guide sur la façon dont le MCP connecte n’importe quelle IA à votre stack de recrutement explique la couche de connexion en détail.
Étape par étape : mettre en place un sourcing assisté par IA avec Claude
Voici le workflow complet, d’un démarrage à froid jusqu’à votre premier prompt. Quatre étapes.
- Créez un compte Leonar. Il existe un essai gratuit de 7 jours, sans carte bancaire, pour tester tout le flux avant de vous engager. L’outil sert de couche entre Claude et vos données candidats, il doit donc être configuré en premier.
- Configurez votre espace de travail. Dans le tableau de bord, créez le projet sur lequel vous sourcez et importez les fichiers CSV de candidats que vous possédez déjà, issus de votre ATS par exemple. C’est le vivier avec lequel Claude travaille, aux côtés de la base de Leonar.
- Connectez le MCP dans Claude. Cela rend les actions de l’outil disponibles pour Claude. Une fois relié, Claude peut lire une demande en langage naturel et appeler les bonnes actions. C’est ce qui remplace toute l’idée d’un Claude qui clique dans un navigateur.
- Lancez votre premier prompt de sourcing. Avec les outils disponibles, décrivez votre besoin comme vous le feriez à un collègue.
Vous n’avez pas besoin de traduire vous-même votre besoin en filtres. Vous dites simplement ce que vous voulez. Par exemple :
« Cherche-moi des software engineers Java basés à Lyon, avec au moins trois ans d’expérience, et fais-moi une première shortlist de profils pertinents. »
Claude lit la demande, puis utilise la connexion pour lancer la recherche dans la base sous licence de Leonar et dans vos propres fiches. Aucune chaîne booléenne à la main, aucun clic dans les menus de filtres. Si vous aimez tout de même contrôler la requête exacte lorsque vous travaillez dans Recruiter, notre guide de la recherche booléenne sur LinkedIn Recruiter mérite un détour.
Au-delà de la recherche : laissez Claude qualifier la shortlist
Obtenir une liste n’est que la moitié de la valeur. Le vrai gain, c’est que Claude peut vous aider à donner du sens à cette liste.
Une fois les résultats remontés, vous pouvez lui demander de comparer les candidats, de prioriser les plus solides, ou d’expliquer pourquoi un profil correspond mieux au besoin qu’un autre. Il raisonne sur les fiches, vous obtenez donc un jugement, pas seulement des noms.
Essayez une relance de ce genre :
« Classe ces profils par pertinence et explique-moi rapidement pourquoi les trois premiers sont les meilleurs. »
C’est le moment où la différence devient évidente. Vous n’automatisez plus des clics. Vous utilisez Claude pour raisonner sur votre sourcing, pendant que l’outil lance la vraie recherche dans la base de Leonar. Pour une vue d’ensemble, consultez notre workflow de sourcing IA étape par étape.
Quand un bot de navigateur convient, et quand il ne convient pas
Tout cela ne veut pas dire que le pilotage du navigateur est inutile. Il a sa place, sur vos propres outils ou sur des sites qui l’autorisent.
Si vous voulez tester une idée sur votre propre CRM, ou faire un coup ponctuel sur une page qui vous appartient, laisser un assistant piloter l’écran convient très bien. C’est rapide à mettre en place et vous n’en dépendez pour rien de sérieux.
Dès que vous voulez de la répétabilité, du volume ou une vraie shortlist à remettre à un manager, ce modèle ne tient plus. C’est là qu’une connexion structurée fait la différence. Adaptez la méthode au besoin, et vous évitez un montage fragile, beau en démo et en panne le lundi matin.
Où LinkedIn Recruiter garde sa place
Le montage se résume simplement. LinkedIn Recruiter reste votre outil pour tout ce qui se passe sur LinkedIn : les recherches que vous y lancez, les InMails que vous y envoyez, les projets que vous y tenez. Ces actions, vous les réalisez vous-même, depuis votre compte. Claude n’y touche pas.
De l’autre côté, Leonar tient votre base de candidats : les fiches que vous créez à partir d’informations que vous confirmez, vos imports CSV et la base sous licence de Leonar. Claude devient l’interface à laquelle vous donnez des consignes, et le cerveau qui qualifie les résultats de cette base.
C’est un arrangement bien plus propre que de demander à Claude de piloter un navigateur, parce que tout passe par des actions structurées pensées pour le sourcing. C’est aussi la façon de passer d’une recherche manuelle à un workflow qui tourne presque tout seul, tout en gardant le dernier mot sur les profils qui comptent.
Pour l’essayer sur votre propre vivier, vous pouvez créer vos fiches candidats avec l’extension Chrome Leonar, à partir des informations que vous confirmez, et lancer votre première recherche pendant l’essai gratuit.
Un workflow sous contrôle
Claude aide à analyser et préparer ; c’est vous qui initiez toute action depuis vos propres comptes.
Centralisez votre outreach multicanal, préparez vos relances et gardez la main sur les actions disponibles dans chaque compte.
Questions fréquentes
Claude peut-il accéder directement à LinkedIn Recruiter ?
Non, et ce guide ne cherche pas à le faire. Claude raisonne sur les fiches candidats de la base sous licence de Leonar, exposées via le MCP. Tout ce que vous faites dans LinkedIn Recruiter reste une action que vous réalisez vous-même, depuis votre propre compte.
Pourquoi ne pas laisser Claude piloter un bot de navigateur ?
Les bots de navigateur sont fragiles, coûteux en tokens et difficiles à maintenir. Sur un site tiers, ils posent aussi une question de conformité. Un outil structuré comme le MCP permet à Claude de raisonner sur les fiches candidats pendant que la plateforme de recrutement exécute la recherche dans sa propre base.
Leonar remplace-t-il LinkedIn Recruiter ?
Non. Leonar est un espace de travail distinct, avec sa propre base de candidats sous licence. Votre équipe garde son workflow Recruiter d'un côté. De l'autre, Claude et Leonar classent, enrichissent et organisent les fiches de votre base, et la prise de contact multicanale se pilote depuis un seul endroit.
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Auteur
Pierre-Alexis ArdonCo-founder
Pierre-Alexis Ardon est co-fondateur de Leonar, où il se concentre sur la conception de systèmes de recrutement augmentés par l'IA, le sourcing assisté et l'optimisation de la recherche. Avec une formation d'ingénieur et plus de 7 ans d'expérience à l'intersection de l'intelligence artificielle et du talent acquisition, il conçoit les algorithmes qui alimentent le matching candidat et l'assistance aux workflows de Leonar. Pierre-Alexis accompagne les agences de recrutement dans leur transformation digitale et partage régulièrement ses analyses sur l'impact des agents IA dans les métiers RH. Il est passionné par l'idée de rendre la technologie avancée accessible aux recruteurs qui ne sont pas ingénieurs.